• Du Fist ou Du Poing érotique ...

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        Peu praticien, si peu, des pratiques extrêmes, j'en connais me semble t-il nombre de profils. Le sado-maso ne serait pas trop mon truc, encore moins la pratique du fisting mais j'admets que dans un délire d'ivresse érotique l'on puisse imaginer tenter quelques nouvelles expériences a priori séduisantes.

       Pour autant tant pour l'homme mais davantage pour la femme je perçois ce jeu comme brutal, douloureux, dangereux voire dévastateur à terme pour l'organisme voire l'âme ( oui je sais ), pourtant l'article ci-après bien documenté fait apparaître cette pratique du fist comme participant d'une " nouvelle grammaire sexuelle " et conduisant à une jouissance décuplée ...

        J'ai bien lu, bien compris, mais ne partage pas cette analyse.  Je livre toutefois l'article à l'appréciation de chacun.

    - Scrib -

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    Article paru le 20 mars 2015 sur le site : Slate.fr

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       «Il fait horreur quand il ne fait pas peur», résume le professeur de philosophie Marco Vidal. Dans son nouveau livre, «Fist», il démonte la réputation violente et extrême de ce poing pour démontrer ses dimensions (méta)-physiques.

    Dans les rapports Kinsey de 1948 et 1953, premières études de référence, descriptives et détaillées, sur les comportements sexuels de l’homme puis de la femme (en l'occurrence aux Etats-Unis) dirigées par le professeur Alfred Kinsey, on ne trouve aucune mention du «fist-fucking». Il faut attendre les années 1960, et la création du TAIL (Total anal involment league ou, en V.F., «Ligue pour l’engagement total dans le cul») pour que 1.500 personnes se réclament de cette pratique –pénétration du poing dans le rectum ou le vagin– aux États-Unis. 

    Puis c'est dans les années 1970 que ce poing-là assoit sa réputation. Le club privé gay les Catacombes, à San Francisco, devient un laboratoire du plaisir où amateurs de pénétration manuelle se retrouvent à l’ombre de la morale et de la norme sexuelle. L’anthropologue américaine Gayle Rubin explique dans un article que ce «Temple du trou du cul» a permis une «exploration des capacités sensuelles du corps rarement possible dans les sociétés occidentales contemporaines». Depuis, les slings, ces assises de cuir suspendues qui assistent les pénétrations anales, ont droit d’accrochage dans les clubs gays, signe que le fist s’est popularisé auprès de cette population.

    Mais dans l’imaginaire collectif, si cette main pénétrante est désormais connue, elle est aussi jugée douloureuse, violente, agressive et la pratique catégorisée «extrême». À mille lieux des expériences décrites par ceux qui l’apprécient. Deux ouvrages bousculent ces idées et révèlent la douceur et l’intimité de l’acte. Osez le fist fucking d’Erik Rémès, sorti en septembre aux éditions la Musardine, est un guide pratique pédagogique et une invitation au poing érotique. Fist, de Marco Vidal –un pseudonyme– publié en janvier (éd. La Découverte) remonte le temps, épluche les archives médicales et la littérature pour cerner la naissance de cette main introspective et révéler sa charge amoureuse.

     

     

     

    Marco Vidal précise d'abord dans son ouvrage que le fist n’est pas une variante de la partition sexuelle SM:

    «Pas de décorum, de donjon, de salles voûtées, de caves gothiques. Le fist est un peu au porno ce que l’oratorio est à l’opéra. Des positions fixes, des performances statiques. (…) Ce qu’il y a de plus théâtral dans le fist, c’est encore la façon de s’enduire de lubrifiant, comme un acrobate talque ses mains avant le numéro de voltige, avec une ostentation qui arrache des frissons aux spectateurs.»

    Le professeur de philosophie explique à Slate que l’on doit cette sale réputation davantage au statut «criminel» de la main qu’à celui, sulfureux, de l’anus:

    «Cette main qui pénètre le corps peut paraître violente, criminelle, comme une effraction de l’intimité dans un organisme très fragile. Pourtant, elle renonce alors à toutes ses puissances belliqueuses pour faire contact, apprivoisement et devient ainsi une main intime, érotique.»

    Le sphincter n’est pas un muscle que l’on commande mais un muscle que l’on séduit

    Marco Vidal

    Histoire de taire l'hargneuse rumeur, l’auteur souligne que le sphincter «n’est pas un muscle que l’on commande mais un muscle que l’on séduit». La main puis l'avant-bras ne pénètre que sur invitation en somme (et avec renfort de lubrifiants). Erik Rémès développe:

    «C’est l’une des pratiques sexuelles qui demande le plus grand apprentissage. Cela peut prendre du temps, on peut s’y reprendre à plusieurs fois. Avec le fist, on apprend à se défaire de la nature. En amont, il y a tout un protocole de préparation pour une pratique safe qui peut prendre plus d’une heure entre les lavements, l’hygiène des mains et l’application de lubrifiants.»

    Nouvelle grammaire sexuelle

     

       S’il est boudé par la plupart, reste que le poing érotique est moderne. Pas tant pour la récente apparition de cette pratique. Mais davantage pour les portes genrées et sexuelles qu’il enfonce: aucun rôle anatomique ou culturel n'est assigné. Homme, femme, hétéro, gay, bi, trans. Qu’importe. La pratique est transgenre, dégénitalisée, précise Erik Rémès:

    «Tout est transcendé, transversal. Le fist est l’avènement d’une nouvelle grammaire sexuelle. C’est la pénétration de l’âme par le poing. 

     

    Si chez les femmes et les homosexuels, la capacité de se faire pénétrer est en quelque sorte acquise, cela demande peut-être plus de travail chez les hommes hétéros. Pour eux, l’anus est souvent un terrain de jeu inconnu, moins exploré voire détesté. Pourtant, l’homme est certes phallique, mais il est aussi prostatique et anal.»

    L’homme, gay ou hétéro, «est certes phallique, mais il est aussi prostatique et anal.»

    Erik Rémès

    Agnès Giard, sur son blog les 400 culs, cite une interview du philosophe Michel Foucault donnée au magazine The Advocate, en 1982, qui envisageait le fist comme un moyen de résistance au pouvoir. Marco Vidal décrypte:

    «C’est une résistance au pouvoir phallique, à cette fonction symbolique qui assigne une place active ou passive. Le fist crée un rapport d’égalité entre les partenaires. Il y a une confiance mutuelle totale, un abandon de la part du fisté qui ouvre son corps au fisteur. Cela demande une grande attention, de l’échange et de la communication. C’est le fisté qui guide la main.»

    Orgasme de feu et de sang

    L’exploration au poing nécessite en effet tact et doigté. La main s’aventure en profondeur et visite des zones ultra fragiles comme l’intestin, dont les parois sont aussi fines que du papier cigarette. Pour être sans danger, le fist s’inscrit donc dans la durée, patient et explorateur, à l’opposé d'un quicky expédié en deux temps trois mouvements.

    Quant au plaisir, le corps exulterait dans son ensemble, une extase globale au-delà de la jouissance des sexes. Ils sont d’ailleurs souvent hors-jeux érotiques quand la main invasive tient le premier rôle de l’attention corporelle. Marco Vidal emporte sa plume pour croquer ce plaisir organique de l’investigateur anal:

    «Le bouillonnement des parois artérielles, tendues comme par une érection, accélère sous la caresse le débit de cette verge au jet ininterrompu. L’orgasme de feu et de sang de cette masturbation rectale n’a rien de comparable aux maigres gouttes de lait soutirées au pénis au comble du plaisir. La vie ne fuit plus hors d’elle-même, elle court, ivre d’un bonheur fou, vers un cœur qui bande toujours, toujours plus fort, et vient prendre à la caresse intérieure qui le branle un plaisir sans degré et sans fin.»

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    « Au pays de CandyComme ça ... »
  • Commentaires

    1
    Vendredi 24 Avril 2015 à 00:40
    Hello Scrib

    Oh le pavé...Je vais simplement te donner une RAPIDE vision de mes pensées:

    Je ne vais pas revenir sur ces pratiques extrêmes qui bien souvent sont écrites par des personnes qui veulent se démarquer des autres en publiant toujours du sensationnel pour appâter les imbéciles et je dois dire que cela fonctionne à voir les sites pousser comme des champignons mais nous savons tous que c'est la pub véhiculé qui est le vrai responsable de tout cela. Comment se démarquer des autres sites pour gagner plus que le voisin: publier du sensationnel, donc n'ayons pas peur de tomber dans le ridicule qui tue. La triste réalité est bien là dans l'argent véhiculé par ces sites. Moralité plus il y a de sites moins ils gagnent lol...Alors autodétruisez-vous cela fera de la place...

    Je suis plus ici pour mettre en garde les jeunes qui seraient tentés de prendre pour argent comptant ces pratiques dangereuses.

    Oui bien sûr les parois sont fines et souples la preuve la femme met au monde… Mais ce qui est grave c’est la répétition que certains revendiquent mais qui souvent n’a pas lieu. Ce sont bien Les grandes gueules qui en font souvent le moins. Donc le temps d’une photo ou d’une vidéo et voilà on est pratiquant, on est la vedette, on semble exister… Sauf que cela est bien loin de leur triste vérité. Le net est bien aussi le lieu des menteurs et menteuses.

    Je pourrais apporter des témoignages de médecins urgentistes responsables qui voient les résultats de ces fanfarons lorsque cela déraille. Si ces pratiques étaient routinières, elles conduiraient à une fragilisation des sphincters allant vers une incontinence sans parler des liaisons irréversibles causées (perforations de cloisons) Il n’y a qu’à voir en zoophilie les adeptes du cheval : il n’y a pas si longtemps encore, un est mort déchiré par la bite du cheval.

    En bondage il n’y a pas si longtemps aussi deux adeptes sont mortes pendues : le connard manipulateur n’avait pas de couteau à portée de main pour couper les cordes.

    La manipulation des sondes urétrales doit être aussi très encadrée sans, pour tout cela, oublier l'hygiène et là, personne n'en parle.

    Ce que je déplore ce n’est pas que les idiots (idiotes) fassent cela entre eux (elles) et en crèvent; cela fait juste des débiles en moins sur cette terre et donc c’est salutaire. Mais ce qui est grave c’est qu’à l’heure où les très jeunes arrivent sur ce genre de site, ils peuvent voir sans avertissement ce genre de pratiques débiles.

    Je n’ai rien contre les adeptes justes qu’ils sont des irresponsables et qu’ils nuisent gravement aux autres. Qu’ils se nuisent entre eux au nom d’une hypothétique sublime jouissance, ce dont je doute fortement, cela m’importe peu. Ce sont bien souvent des frustré(e)s qui essayent par tous les moyens d’exister, l’impuissance ou la frigidité les guettent et ils, elles pensent ainsi trouver la planche de salut ayant souvent un mental de malades. Nous en croisons des tonnes sur les sites de cul.

    Amicalement.

    PS Quant à ta citation:

    « L’homme, gay ou hétéro, est certes phallique, mais il est aussi prostatique et anal.» Erik Rémès

    Par contre, Oh que oui et heureusement, une bonne stimulation de la prostate et on « coule » agréablement pour Madame (ou M.) qui se régale de son apéritif avant de savourer son plat de non-résistance qu’est notre orgasme onctueux (les deux étant distincts comme le sont l’éjaculation féminine et son orgasme)
    Mais il n'y a jamais orgasme anal ni lubrification anale. La jouissance est l'embrasement de toute la sphère contigüe qui donne l'impression d'un orgasme anal. Oui avant de parler et de vouloir pour certain(e)s en mettre plein la vue, il faut connaître le fonctionnement du corps humain, cela aide! Mais là c'est autre chose !





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    Vendredi 24 Avril 2015 à 06:06
    Cher Scrib,

    Il est temps de publier des vérités face aux dérives où voudraient nous entraîner une race de profiteurs voulant se faire de l'argent en toute impunité faisant passer les gens avec une sexualité épanouie et pourtant traditionnelle pour des anormaux tout cela au nom du sensationnel.
    Pauvre monde de brebis décadentes qui courent vers le précipice ne sachant plus exister!


    Que oui:
    « Le sphincter n’est pas un muscle que l’on commande mais un muscle que l’on séduit » Marco Vidal

    D'où la forme du Rosebud pour apprivoiser ce petit orifice, par exemple à la nuit longue, mais on ne dilate pas en permanence un sphincter d'où cette forme de « verre à cognac »!

    Bisous Scrib


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